Afrique Verte
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Les Sahéliens peuvent nourrir le Sahel


Mil du NigerLoin de nier la problématique de la faim au Sahel, Afrique Verte International se bat pour briser le cliché d'une famine chronique dans cette région et agit pour que les Sahéliens puissent subvenir eux-mêmes à leurs besoins.

La zone sahélienne couvre les pays qui bordent le Sahara : du Sénégal à l'Ethiopie. "Sahel" signifie rivage, en arabe. En Afrique de l'Ouest, les pays sahéliens côtiers comme le Sénégal et la Mauritanie échangent facilement avec le reste du monde grâce au commerce maritime. Le Sénégal par exemple exporte des arachides et importe de grandes quantités de riz pour nourrir sa population, alors que l'agriculture nationale pourrait subvenir aux besoins locaux. La Mauritanie exporte des minerais et des produits de la pêche pour importer des céréales.

Les pays enclavés comme le Mali, le Burkina et le Niger ont une agriculture vivrière importante, principalement basée sur la production céréalière. Ces pays sont "les greniers de l'Afrique de l'Ouest". Mais leur agriculture est essentiellement pluviale : les périmètres irrigués sont peu nombreux, excepté la zone "Office du Niger" au Mali. La pluviométrie au Sahel étant irrégulière, la production fluctue.

Le Mali, le Burkina et le Niger produisent globalement de quoi nourrir leurs populations : d'après les statistiques agricoles nationales, de 2002 à 2010, la couverture moyenne des besoins alimentaires des populations par la production de céréales locales est de 116 % au Burkina Faso, de 99 % au Mali et de 94 % au Niger.

Pour la campagne 2009-2010 le bilan céréalier brut du Niger était déficitaire de 254.000 tonnes : 92% des besoins alimentaires nationaux étaient couverts, contre 103% au Burkina (+79.000 tonnes). Au Mali, le Ministère de l'agriculture a annoncé une production céréalère brute autour de 6,3 millions de tonnes, estimation ambitieuse.

Ces chiffres et leur progression prouvent que, malgré certaines années de crises, ces pays peuvent être autosuffisants en céréales. Le recours à l'aide alimentaire internationale en nature est donc évitable, elle a d'ailleurs fortement diminué depuis 20 ans. Une meilleure organisation des marchés nationaux, sous régionaux et internationaux devrait pouvoir réguler les aléas de production.

Ces chiffres cachent cependant des disparités régionales importantes : des zones agricoles excédentaires en région soudanienne et des zones structurellement déficitaires en région sahélienne.

Carte des zones agricoles, à équilibre précaire et déficitaires au Sahel

Les Sahéliens sont confrontés à de nombreuses contraintes : climat, faible organisation des échanges, insuffisance des moyens de communication, manque de formation et d’information des populations sur les possibilités d’approvisionnement, capacités financières très limitées.

Dans les zones agricoles excédentaires, faute de pouvoir commercialiser les surplus, cette situation entraîne une baisse des cours des céréales, ce qui n'incite pas les paysans à développer la production. Dans les zones déficitaires, les populations demeurent dépendantes de l’aide alimentaire gouvernementale et internationale.

Les zones urbaines deviennent des zones déficitaires : le contexte sahélien évolue rapidement, l’urbanisation est en accroissement permanent et les modes de vie changent : le statut professionnel des femmes évolue, elles n’ont plus le temps de piler, laver, sécher les céréales brutes (au moins 4h/jour) pour préparer le repas traditionnels. C'est pourquoi Afrique Verte International soutient les initiatives des sahéliennes qui se regroupent dans de micro entreprises de transformation agroalimentaire pour :Transformatrices de céréales au Niger, soutenues par Afrique Verte

  • Permettre aux femmes de se professionnaliser et de s’insérer durablement dans un secteur professionnel porteur ;
  • Générer des revenus utilisés au bénéfice de toute la famille et ainsi améliorer le statut et l’autonomie des femmes au Sahel ;
  • Proposer aux consommateurs urbains, à partir de céréales locales, un large choix de produits alimentaires transformés sains, bons marchés et adaptés aux goûts locaux, en générant des débouchés et des bénéfices pour les paysans nationaux ;

Parallèlement et de manière complémentaire, Afrique Verte International aide les organisations paysannes à se structurer et se professionnaliser pour mieux s’approvisionner et mieux vendre les céréales. Elle favorise ainsi la consolidation d'une filière céréalière structurée. Il s'agit d'un commerce équitable Sud-Sud permettant aux producteurs locaux d'accéder à des marchés, donc d’obtenir des revenus pour leur travail. cette stratégie améliore la sécurité alimentaire dans les zones déficitaires. Cette action est novatrice, car elle se penche sur le problème essentiel de la commercialisation et des marchés et de la diversification de l'offre, pour répondre aux attentes des consommateurs.

Pour Afrique Verte, les Sahéliens peuvent nourrir le Sahel.
Ce slogan interpelle, au Nord comme au Sud. Il ne laisse pas indifférent.

Afrique Verte, prix du meilleur slogan

mise à jour nov 2011

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