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Afrique Verte
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« L’aide alimentaire représente 10 % environ du total de l’aide publique au développement […]. C’est considérable. Bien sûr il y a des évènements exceptionnels (catastrophes naturelles ou socio-économiques…) qui viennent tout à coup multiplier le nombre des affamés ; dans ces cas-là il faut que les secours soient acheminés avec toute l’urgence nécessaire… Mais l’aide alimentaire ne résout pas le problème de la faim, paradoxalement elle contribue à l’aggraver tout en créant une dépendance de plus en plus dangereuse. C’est qu’en effet, loin de correspondre à un geste de pure solidarité envers le Tiers Monde, cette forme de coopération n’est trop souvent qu’une arme des pays du Nord au service d’une stratégie d’écoulement de leurs excédents, de conquête de nouveaux marchés dans les pays du Sud […]. Cette aide en effet :
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Les Sahéliens peuvent nourrir le Sahel
Le Sahel venait de connaître sa deuxième grande sécheresse en 10 ans. Les occidentaux ne voient alors dans cette région que l’image véhiculée par les médias : une terre aride et ingrate, des sécheresses successives et la détresse des populations. En 1985, prenant le contre-pied de cette vision déformée, partielle et misérabiliste, les ONG Terre des Hommes, Frères des Hommes et Peuples Solidaires lancent la campagne "Pour une Afrique verte". Elles défendront au contraire, auprès du Ministre de la Coopération de l’époque, M. Pelletier, l’idée que "les Sahéliens peuvent nourrir le Sahel".
Le principe sur lequel allait se construire l’association, et qui reste encore aujourd’hui sa devise, était posé.
Partant du constat qu’il existe au Sahel des régions déficitaires en
céréales et des régions excédentaires, les ONG souhaitaient promouvoir des formes d’aide qui dopent le développement agricole local. Elles accentuent la pression sur les pouvoirs publics afin d’obtenir la « reconversion en achats locaux » d’une partie des budgets consacrés à l’aide alimentaire en nature.
1989 : le Gouvernement français s’engage à consacrer 10 % du budget de l’aide alimentaire à de telles opérations. Mais cet engagement aurait pu rester sans suite, faute d’acteurs ou de médiateurs pour le traduire dans les pratiques.
1990 : Création d'Afrique Verte
En 1990, Afrique Verte est créée par les ONG membres de la Campagne auxquelles vont s’associer l’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) et le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD). Aujourd’hui, Terre des hommes, Frères des hommes et le CCFD sont membres du Conseil d'administration de l'association.
2005 : Autonomisation des Associations sahéliennes
Depuis sa création, les activités d’Afrique Verte ont évolué dans un objectif d’appropriation durable des méthodes et des résultats par les opérateurs. Le dispositif institutionnel s'est adapté au fil du temps, pour que les Sahéliens reprennent le projet « politique » de l’association.
En 2005, suite à un long processus d'autonomisation, trois associations nationales ont été créées :
Chaque association est dirigée par un conseil d’administration sahélien. Les CA réunissent des personnes physiques et des personnes morales, opérateurs de la filière céréalière et personnes ressource, qui se donnent pour ambition de faire vivre le projet d’un Sahel assumant sa sécurité et sa souveraineté alimentaires. Leur objectif est de défendre ce projet et de promouvoir des politiques nationales en ce sens.
Depuis 2005, Afrique Verte, APROSSA, AMASSA et AcSSA adhèrent à la charte commune d'Afrique Verte International.
Les associations sahéliennes reprennent les projets antérieurement conduits par Afrique Verte et établissent de nouveaux partenariats qui permettent de développer l'action.
2008 : Constitution officielle d'Afrique Verte International


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