Afrique Verte
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La sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire


Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont classés parmi les pays les plus pauvres au monde : plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et un tiers souffre de la faim au quotidien. Ces pays ont une économie essentiellement basée sur le secteur agricole, qui fait vivre plus de 80 % de la population.

Indicateurs ***

Burkina

Mali

Niger

Population (millions d'habitants)

14,9 (2008)

13,1 (2009)

15,3 (2009)

% population vivant en zone rurale (données 2005)

81,7 %

69,5 %

83,2 %

% population vivant en zone rurale
(prévisions 2015)

77,2 %

63,5 %

80,7 %

Taux de croissance démographique moyen

2,8 %

3 %

3,5 %

Espérance de vie (années)

51,7

53,7

56,2

Population vivant avec :
- moins de 1,25 US$ par jour*

56,5 %

 51,4 %

65,9 %

- moins de 2 US$ par jour

81,2 %

77,1 %

81,6 %

PIB par habitant

1084 $

1058 $

612 $

Part du secteur primaire dans le PIB (selon les campagnes)

32 à 40 %

35 à 45 %

40 à 45 %

Population active dans le secteur primaire

84 %

83 %

86 %

Indicateur de développement humain : classement

173ème/179

168ème/179

174ème/179

* soit vivant  en deçà du seuil de pauvreté
*** Indicateurs relevés dans le rapport sur le développement humain 2007/2008 du PNUD, sauf dates mentionnées

La sécurité alimentaire existe lorsque toutes les personnes ont, à tout moment, accès à une nourriture suffisante, saine et nutritive pour couvrir les besoins alimentaires leur permettant de mener une vie active.

Déclaration de Rome sur la Sécurité alimentaire mondiale (1996)

 

En 2000, les 191 Etats de l’ONU se sont engagés à atteindre les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Objectif n° 1 : « Réduire de moitié la faim et l’extrême pauvreté » d’ici 2015.

Fin 2006, malgré les efforts réalisés, le constat est clair : le nombre de peronnessouffrant de la faim a augmenté.

En juin 2008, en pleine crise mondiale, lors du sommet de la FAO à Rome, les Chefs d’Etats et représentants de 180 pays se sont à nouveau engagés d’une seule voix à « diminuer la faim et à assurer des aliments pour tous, aujourd’hui et demain ».

En France, la sécurité alimentaire représente l’accès à une nourriture saine et équilibrée, pour préserver la santé du consommateur.

Au Sahel, la sécurité alimentaire représente le simple fait d’avoir accès, chaque jour, à 1 ou 2 repas à base de céréales. Les céréales (mil, sorgho, riz, maïs, fonio) constituent en effet la base de chaque repas en apportant entre 75 et 85 % des calories nécessaires par jour et par personne.

La souveraineté alimentaire désigne le droit des populations, de leurs Etats ou de leurs Unions, à définir leur politique agricole et alimentaire.

Concept porté au débat par Via Campesina au Sommet mondial de l'alimentation (1996)

Vendeuse de céréales transformées
La notion de souveraineté alimentaire implique une rupture par rapport à l'organisation actuelle des marchés agricoles, mise en œuvre par l'OMC. Alors que la sécurité alimentaire s'intéresse à la couverture quantitative des besoins des populations, la souveraineté alimentaire accorde une importance aux conditions sociales, culturelles et environnementales de la production des aliments.

Au niveau local, la souveraineté alimentaire favorise le maintien d'une agriculture locale, destinée en priorité à alimenter les marchés régionaux et nationaux. Les cultures vivrières et l'agriculture familiale sont favorisées. La place et le rôle des femmes sont mis en avant. La souveraineté alimentaire privilégie des techniques agricoles qui favorisent l'autonomie des paysans.

En dépit des accords de libre-échange de l'OMC, elle est également favorable à la protection des marchés intérieurs des pays africains qui souffrent d'importations subventionnées des pays développés. Ce concept s'oppose à la politique agricole protectionniste européenne, américaine et japonaise. Il critique les subventions aux exportations des pays du Nord, qui entraînent des dumpings mettant en péril la survie des petits agriculteurs du "Sud".

Pour Afrique Verte, le développement de la transformation des produits agricoles dans les pays producteurs est une nécessité pour atteindre la souveraineté alimentaire. Elle permet de conserver les denrées et d'approvisionner le marché toute l'année, alors que les productions au Sahel sont essentiellement saisonnières ce qui crée des pénuries et favorise les importations. La transformation génère des revenus pour les transformateurs et développe les débouchés des producteurs. Enfin, les produits transformés participent à l'approvisionnement des villes et répondent à la demande croissante des consommateurs urbains qui cherchent des produits nationaux de qualité.

mise à jour nov 2011

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